Je dois avouer qu’en ces temps plutôt difficiles et incertains, je ne suis pas fâchée de ma condition de maman.
J’ai comme port d’attache deux enfants qui ne sont pas parfaits mais qui n’en sont pas moins formidables pour autant.
Quand je me sens fatiguée et vacillante, je me réfugie dans leur bulle et leurs préoccupations. Leurs petits problèmes deviennent comme des gros pansements sur ma propre plaie. Ils n’ont pas à se plaindre de grand chose et quand ils le font, c’est surtout pour nous rappeler qu’ils sont là.
Et puis, je ne connais rien de mieux qu’un câlin de M. Bisou pour atténuer le stress. Rien de tel qu’un livre plein de fantaisie lu à Mademoiselle Cocotte pour oublier la grisaille du quotidien. Rien qui n’égale une sortie au terrain de jeu avec collation au sable et balançoire au ciel pour se convaincre que la vie est belle.
Y a des jours où ça vaut presque la peine de l’avoir à la dure pour avoir la chance de se rendre compte de tout ça.